Jeudi soir :
À la télévision états-unienne, dans une émission à potins, on repasse des extraits d’une entrevue accordée par une jeune star. Entre chaque extrait, un « spécialiste » du langage corporel analyse et commente les mouvements de la jeune star :
— On voit ici par sa façon de bouger qu’elle n’est pas à l’aise lorsqu’elle répond à cette question… Et là, elle baisse les yeux. Une personne n’ayant rien à cacher n’agirait pas de cette façon.
Vendredi matin :
À la radio, on fait jouer une entrevue préenregistrée avec une autre star qui affirme qu’elle ne consomme ni drogues, ni alcool. En studio, les animateurs se font une joie de la traiter de menteuse :
— Voyons! Elle prend certainement quelque chose!
Immoral! On détruit l’image et la réputation de ces personnes. On leur prête des intentions. On leur met des mots dans la bouche. J’ai mal pour elles. J’ai mal au coeur.
En février 2006, j’écrivais et enregistrais 7 capsules d’une minute chacune pour la série documentaire « Superwoman : ras-le-bol » diffusée par Canal-Vie. Chaque billet d’humeur précède un des sept épisodes de la série et touche le même thème.
Voici la cinquième que je publie ici à la demande de téléspectatrices de l’émission.
Bonne Lecture!
Isabelle s’adresse directement à la caméra.
La femme… les femmes en général, ou la femme en particulier, est-elle instinctivement responsable de tout?
Bien sûr qu’on nous donne des responsabilités; la main-d’oeuvre féminine est tellement bon marché!
Au travail, pas d’égalité salariale.
À la maison, pas payée du tout.
Et la majorité des aidants naturels sont des aidanTES naturelLES bénévoLES.
Mais, on s’occupe de tout, parce qu’on se soucie de tout.
A young couple decides to take a well-earned trip to New York.
At the airport, they run into their downstairs neighbors.
-Hi there! What a coincidence! Where are you heading?
-We’re going to Miami for the weekend.
Because there is time to kill (we are flying Air Canada, and it’s a beautiful sunny day, so the plane is delayed three hours), the lively conversation continues even if it takes a turn to the trivial.
-…This stray cat keeps coming to our door. I wonder if you’ve seen it.
-Not the white cat with orange spots?
-Yes.
-That’s our cat! We’ve tried to put a collar on him, but he always gets out of it.
-Oh… we’ve been feeding him.
-We thought he was getting fat…
So, for those of you who were wondering what was going to happen to that cat, which we almost gave away (read previous post), he is going to be fine.
En février 2006, j’écrivais et enregistrais 7 capsules d’une minute chacune pour la série documentaire « Superwoman : ras-le-bol » diffusée par Canal-Vie. Chaque billet d’humeur précède un des sept épisodes de la série et touche le même thème.
Voici la quatrième que je publie ici à la demande de téléspectatrices de l’émission.
Bonne Lecture!
Isabelle s’adresse directement à la caméra.
La femme… les femmes en général, ou la femme en particulier, se sent-elle coupable?
Image tirée du film Au Bois Dormant, de Simon Harrisson
Moi, jusqu’à tout récemment, si je lisais un livre, il devait être instructif. Je ne me donnais jamais la permission de lire juste pour le plaisir de m’évader.
« Évasion » a une connotation de « prison », et si t’es prisonnière, c’est parce que t’es coupable.
David Acer performs his card trick “Changes” on Sky One’s “The Secret World of Magic,” hosted by Pete Firman and Ali Cook. “Changes” was published in David’s 2004 book, Random Acts of Magic.
I don’t get tired of this magician. As a matter of fact, he’s been living with me for 8 years
I hope you enjoy this clip:
Posted on March 11th, 2009 by Isabelle Gaumont | 12 Comments »
« … une publicité comme toutes les autres, avec les mannequins les plus maigres de la planète. Excités, les squelettes prépubères en sous-vêtements se passent le mot au sujet d’une nouvelle lotion raffermissante. Raffermir quoi? Si elles raffermissent davantage leur peau, leurs os la perceront. Il est impossible de rajeunir une peau présente sur cette planète depuis seulement une quinzaine d’années. Tant que les femmes achèteront ces produits sans même se plaindre des images qui s’y rattachent, des paquets d’os parleront en notre nom.
Les publicitaires me prennent pour une imbécile. « Nous avons inventé des statistiques. Elles sont exactes mais fausses. Débrouillez-vous! »
Les diffuseurs et concepteurs, hommes, femmes ou machines à argent, croient en la légitimité de ces images. Selon eux, les femmes sont véritablement comme leurs inventions dans les médias. Les ont-ils créées de toutes pièces et imposées depuis si longtemps que les vraies femmes ont désormais le cerveau aussi lavé que leur beau plancher? Elles se sont résignées à croire qu’elles ne sont que ça. Elles ne se battent plus. »
Extrait de mon deuxième roman, SUBORDONNÉE, publié chez Hurtubise HMH et disponible partout.
“Les mannequins ont perpétuellement la cote, les très jeunes mannequins, surtout. Dieu nous garde qu’une femme de plus de trente ans annonce une crème antirides! Les mannequins sont donc de plus en plus jeunes, quatorze ans, douze ans. Bientôt, les mannequins seront des foetus en talons aiguilles et à la poitrine déjà surdéveloppée. À leurs pauses café, elles s’allaiteront entre elles.”
Extrait du premier de mes romans COUSINE DE PERSONNE publié par Bibliothèque Québécoise, disponible depuis vendredi en format de poche dans toutes les bonnes librairies… et les autres (pas de discrimination en ce qui concerne les librairies).
En février 2006, j’écrivais et enregistrais 7 capsules d’une minute chacune pour la série documentaire « Superwoman : ras-le-bol » diffusée par Canal-Vie. Chaque billet d’humeur précède un des sept épisodes de la série et touche le même thème.
Voici la troisième que je publie ici à la demande de téléspectatrices de l’émission.
Bonne Lecture!
(Isabelle s’adresse directement à la caméra.)
La femme… les femmes en général, ou la femme en particulier, est-elle hystérique?
Pour une comédienne, avoir un Curriculum Vitae est nettement insuffisant. Comme disent les bons scénaristes « On ne veut pas le savoir, on veut le voir! ». Il faut montrer que l’on sait travailler, et il faut avoir travaillé pour le montrer. Or, j’ai travaillé. Ne me reste plus qu’à le montrer.
Faire en sorte que mes démos ne durent que deux minutes chacun fut un casse-tête. J’implore l’indulgence des réalisateurs et producteurs qui ont pris le temps de m’envoyer un exemplaire d’émissions ou de films que je n’ai pas pu inclure.
En cas de difficultés techniques, vous pouvez accéder à mes démos directement sur la page « Médias » de mon site internet : http://www.isabellegaumont.com/medias.htm