Billet d’humeur : Coupable
En février 2006, j’écrivais et enregistrais 7 capsules d’une minute chacune pour la série documentaire « Superwoman : ras-le-bol » diffusée par Canal-Vie. Chaque billet d’humeur précède un des sept épisodes de la série et touche le même thème.
Voici la quatrième que je publie ici à la demande de téléspectatrices de l’émission.
Bonne Lecture!
Isabelle s’adresse directement à la caméra.
La femme… les femmes en général, ou la femme en particulier, se sent-elle coupable?
Moi, jusqu’à tout récemment, si je lisais un livre, il devait être instructif. Je ne me donnais jamais la permission de lire juste pour le plaisir de m’évader.
« Évasion » a une connotation de « prison », et si t’es prisonnière, c’est parce que t’es coupable.
Au travail, je me sens coupable de penser à la maison.
À la maison, je me sens coupable de penser au travail.
Et je me sens coupable de ne pas avoir accompli le travail que j’aurais pu faire pendant que je pensais.
Avec mon amant, je me sens coupable de ne pas être avec mon conjoint.
…C’est une blague! Je suis bien trop fatiguée pour même me demander si j’ai encore une libido!
Coupable de me sentir coupable!
Tout ce que ça donne, c’est des ulcères d’estomac.
C’est impossible de rendre tout le monde heureux; conjoint, enfants, patron, Dieu, et la banque… surtout la banque.
Moi, je me suis déclarée « non coupable »… et pas pour « cause d’aliénation mentale ».
Essayez-le, vous allez voir!
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Salut Isabelle!
Pourquoi est-ce ainsi? Pourquoi portons-nous cette culpabilité latente? Je ne me définis pas comme un type de femme “qui se sent coupable” et j’ai pourtant cela en moi: dès que je me sens mois bien psychologiquement, le sort de la planète repose soudainement sur mes épaules, et je me juge sévèrement de ne pas en faire “assez”. C’est parfois lourd, mais je ne peux m’en dégager complètement. Ma seule solution: faire du Yoga, et sortir dans la fôret faire du camping le plus souvent possible (lire= vraiment trop rarement!)…
Coupable…Dieu sait à quel point il est facile d’obtenir rapidement un doctorat en la matière! Pour se sentir coupable de tout, un petit rien est souvent nécessaire…Nous sommes des juges sévères envers nous-mêmes, bien plus qu’envers les autres.
Libérons-nous du poids de la culpabilité qui brime notre droit à l’erreur et à l’imperfection!