« Les idées sont comme les gros billets. Si tu les montres, on te les vole. »
Kalervo Tuukkanen
En 1986 et 1987, l’auteur Claude Robinson montre son idée à Micheline Charest et Ronald Weinberg de Cinar, et à l’auteur Christophe Izard. En 1995, Robinson voit une copie de son émission à la télévision.
S’en suivent 12 années de procédures mettant en cause les entreprises poursuivies, leur assureur, et des institutions (GRC, Téléfilm, l’Autorité des marchés financiers) qui lui refusaient l’accès à des documents nécessaires à l’avancement de son dossier. Claude Robinson a fait éclater le scandale des prête-noms, et persévère au nom du respect de la propriété intellectuelle.
Le 2 septembre dernier, le procès débute enfin. Mais, le Fonds Claude Robinson, lancé par la SARTEC en 2002, ne contient pas suffisamment d’argent pour assurer un déroulement adéquat du procès prévu pour 79 jours. L’UNEQ a contribué 1000$, et Copibec 5000$. Si vous désirez contribuer à titre individuel, les dons peuvent être faits à « SARTEC en fidéicommis pour Claude Robinson ».
Pour en savoir plus sur le dossier Robinson : http://www.sartec.qc.ca
En février 2006, j’écrivais et enregistrais 7 capsules d’une durée d’une minute chacune pour la série documentaire « Superwoman : ras-le-bol » diffusée par Canal-Vie. Chaque billet d’humeur précède un des sept épisodes de la série et touche le même thème.
L’émission passera en reprise jusqu’en 2011, mais à la demande de nombreuses téléspectatrices qui ont eu la gentillesse de m’écrire, voici le texte d’une de mes capsules. Je les publierai ici périodiquement.
Bonne Lecture!
*
Beauté Parfaite
Isabelle parle directement à la caméra.
La femme… les femmes en général, ou la femme en particulier, est-elle obsédée par la beauté parfaite?
Si on croit toutes les publicités, les journaux, les magazines… oui!
Alors que la carrière de Jack Nicholson était encore dans l’oeuf, sa mère aurait préféré qu’il devienne comptable. Plusieurs années après, il apprit qu’elle n’était pas sa vraie mère.
En ce lendemain de gala Golden Globes, je vous offre un extrait de Cousine de personne, le premier de mes romans, publié en 2005 par Les Éditions Internationales Stanké, et à paraitre à la fin de février 2009 en format de poche, par Bibliothèque Québécoise.
« Je me souviens de ces soirées magiques de mon enfance : la remise annuelle des Oscars. Je ne me lassais pas de regarder ces grandes actrices, ces grands acteurs qui m’avaient fait rêver toute l’année en incarnant avec brio des personnages d’un autre monde que le mien. Le gala était un couronnement dans un royaume étranger. Hollywood paraissait beaucoup plus loin d’ici qu’aujourd’hui.
À présent, on interroge une star, plus qu’on ne l’interview. On la harcèle des semaines avant l’événement pour connaître le nom de celui qui l’habillera, celui qui l’accompagnera et celui qui la déshabillera. Après ces futiles et interminables spéculations, le jour fatidique de la remise des prix arrive enfin. Les vedettes défilent sur le tapis rouge. Deux heures de questions creuses s’ensuivent, posées par des « journalistes » qui connaissent par coeur la liste des anciens amants des jeunes starlettes, mais qui seraient bien embêtés de nommer le titre d’un de leurs films. On ressasse toujours les mêmes idioties… »
Find two suckers who are coming out of their house and rub against their legs.
Act cute to get milk.
Come back often enough to make them want to buy you cat food.
When they let you in their interior staircase, refuse to leave.
*
Why it will never work:
Even though you don’t have a collar, you look healthy like a cat who already has a family and is just using these suckers for extra attention.
The suckers are moving away in four months.
The girl is deathly allergic to cats.
The boy isn’t ready to get rid of the girl yet.
Mon conjoint a reçu ce cadeau à Noël. Aujourd’hui, alors que nous allions le ranger, nous avons remarqué ceci (cliquez sur les photos pour lire le texte):
C’est à n’y rien comprendre, et c’est le cas de le dire. Et, notez que le consommateur francophone n’a droit qu’à une seule «boule». Aussi bien la «rassembler» soi-même. Sentez-vous le respect que Callaway accorde à ses clients québécois? À quel singe a-t-on confié la traduction? Mystère et «boule de golf»!
Que vous ayez ou non aimé le Bye Bye, soyez heureux d’avoir quelque chose à critiquer. Nos voisins anglophones n’ont pas cette chance. Il est fort à parier qu’ils se sont rabattus sur l’explosion de la grosse bouboule de confettis en direct de New York. Que ce soit la version animée par le propret Anderson Cooper affublé, le pauvre, de la toujours insipide Kathy Griffin (sur CNN), le « Dick Clark New Year’s Rockin’ Eve » animé par son clone vide et sans saveur Ryan Seacrest (sur ABC), ou le « New Year’s Eve » du petit VJ de pacotille, Carson Daly (sur NBC), cela valait quand même mieux que l’humour gériatrique de « Royal Canadian Air farce » (sur CBC).
L’an dernier, le spécial du jour de l’an d’« Air Farce » n’a même pas rejoint un million de téléspectateurs! L’émission a atteint le 16e rang des cotes d’écoute de la semaine du 31 décembre 2007 au 6 janvier 2008. Notez que 9 des 10 premières positions étaient occupées par des émissions états-uniennes (Desperate Housewifes, Law & Order, Amazing Race, C.S.I., etc,…). Seul le bulletin de nouvelles de CTV s’est accroché à une 6e place.